Le sabre japonais est partout présent dans la mythologie et l'histoire du Japon. Susano no Mikoto, le fils de Izanagi et neveu de la déesse du soleil Amaterasu, tua la dragon à huit têtes, et trouva dans sa queue le sabre qui devait devenir l'un des trois trésors sacrés. Ce sabre nommé Ama no murakumo fut conservé au temple d'Ise.
A l'occasion d'une révolte dans la province de Suraga, il fut confié à l'empereur Keiko pour mater la rébellion. D'après une légende, le fils de l'empereur cerné par le feu dans une prairie en flamme, fut sauvé par son sabre qui sortant du fourreau faucha les herbes autour de lui, ménageant une sortie. Cette lame, rebaptisée "le faucheur d'herbes", fut transmise dans la famille impériale comme un trésor sacré.
Le Katana a fait de tout temps l'objet d'une vénération profonde dés lors qu'il était forgé par un maître connu et estimé. A la fois richesse personnelle, souvent la seule restant à un ancien samouraï ou patrimoine familial légué de père en fils, le sabre était sauvegardé quelles que soient les péripéties de la bataille. La beauté du sabre résulte de quatre éléments, la forme, la configuration du grain de la lame, les vagues et les points minuscules qui forment le dessin sur le tranchant.
Il existe au Japon environ 900 000 katana de toutes sortes répertoriés dans les musées, sanctuaires, temples et collections particulières. Beaucoup de ces armes sont classées "trésors nationaux" et valent des fortunes.

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